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L’Assomption

Fresque de la Dormition

Nous savons tous – plus ou moins précisément – ce que signifie l’Assomption. Marie n’aurait pas connu la mort à la manière des autres mortels, mais elle serait passée de sa vie sur la terre à la gloire du ciel par dormition. Le dogme (prononcé en 1950) affirme que Marie « fut élevée corps et âme à la gloire céleste », tandis que le Concile Vatican II soutient, quant à lui, qu’elle « fut élevée à la gloire du ciel en son âme et en son corps ».

Mais en quoi cela nous concerne-t-il ? Un mot peut nous mettre sur une piste intéressante : « élevée ». Marie a été « élevée ». Ce vocable est loin d’être anodin. Il renvoie aux mots du Magnificat, la prière dans laquelle Marie exalte les hauts faits de Dieu et plus précisément à ce passage : « [i]l renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. » Dans cette prière, Marie, reprenant la tradition biblique, reconnaît en Dieu celui qui vient changer radicalement l’ordre des choses, afin d’effacer toute injustice. Il met tout sans dessus dessous, pour établir son Règne. Là, ce sont les humbles et les petits qui ont les premières places, tandis que les grands, détrônés, s’en vont « les mains vides ». Marie prie donc un Dieu hautement subversif, et c’est dans cette perspective que la croyance dans l’Assomption de Marie, c’est-à-dire dans son élévation, prend tout son sens. En Marie se réalise ce que le Magnificat annonce : une femme humble est élevée, le grand bouleversement est commencé !

En plus de nourrir notre espérance, il me semble que ce dogme nous invite à habiter notre propre pauvreté, notre propre faiblesse. N’ayons pas peur de l’abaissement, de la petitesse, de l’humilité. Ne craignons pas d’accueillir notre misère et notre fragilité, car c’est le chemin qui permet au Règne de Dieu d’advenir. Mieux encore, il me semble que Marie « élevée » nous incite à retrousser nos manches, afin d’être à notre tour subversifs avec Dieu : tendons la main aux autres petits, aidons-les à se relever, à reprendre courage, à se mettre debout. Dénonçons toute forme d’injustice, travaillons sans relâche à la venue du Royaume.

Peut-être serons-nous trouvés dignes alors de rejoindre celle qui a tout donné. En d’autres mots, ceux d’Ignace de Loyola, offrons « toute [notre] personne à la peine ». Osons nous donner, osons tout donner afin de goûter dès maintenant la joie de Marie : la joie de bâtir le Royaume de justice et de paix rêvé pour nous. Parions que cela fera aussi la joie de Dieu.

Véronique Lang
Centre de spiritualité Manrèse

    

Cette chronique vous propose de prendre quelques instants de réflexion à partir de différentes questions spirituelles, pour donner du souffle à votre vie quotidienne et à vos engagements.

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