Faire son devoir, comme Jésus
Luc 17, 7-10
27e dimanche du Temps ordinaire (C)
(photo : Freepik, montage : JR)
Il faut retourner au temps de Jésus pour comprendre cette parabole. Cette scène évoque la vie quotidienne d’un paysan ayant un esclave. Sa journée de travail aux champs terminée, l’esclave doit préparer et servir le repas. C’est son quotidien normal et c’est accepté socialement par tous. Au 21e s., on doit adapter la parabole à notre époque. Il est important aussi de savoir que le v. 10, un verset moralisateur, vient de la tradition, non de Jésus, ni de Luc!
Rappelant cette parabole, Luc veut faire comprendre aux membres de sa communauté l’importance du service. En tant qu’anciens païens, ils ont tous choisi volontairement d’être des chrétiennes ou chrétiens. Ils ont donc accepté d’être au service les uns les autres. Mais ce n’est pas nécessairement facile. D’où l’importance de rappeler l’engagement qu’ils ont pris en décidant d’être disciples de Jésus. Comme lui, ils et elles ne doivent pas attendre de reconnaissance mais plutôt goûter la satisfaction d’avoir rendu service.
Aujourd’hui, profitons de ce bout d’évangile pour nous questionner sur notre esprit de service. Est-il facile pour moi de rendre service ou de me rendre disponible, ou est-ce que je préfère ne pas voir les occasions de servir ? Être chrétien.ne sous-entend qu’on accepte d’être au service de l’autre. Se faire proche de l’autre fait partie de « l’être chrétien » ! La parabole du bon samaritain est claire là-dessus. Et la vie nous enseigne que souvent, rendre service à l’autre est très satisfaisant, gratifiant même !
Christiane Cloutier Dupuis
Détentrice d’un doctorat en sciences religieuses (UQÀM)
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